Le décret portant nomination des membres du Comité national du don d’organe est attendu cette année, afin de rendre effective la transplantation rénale. L’annonce a été faite, hier, par le directeur  de la Lutte contre la Maladie, Docteur Amadou Doucouré.

Votée en décembre 2015, la loi n°2015-22 du 8 décembre 2015 relative au don, prélèvement et à la transplantation d’organes et aux greffes de tissus humains tarde à être appliquée. Les malades rénaux qui font la dialyse prennent toujours leur mal en patience. A côté de ces personnes, il y en a qui doivent faire la dialyse, mais sont sur la liste d’attente. Tous ces problèmes doivent être réglés par la transplantation rénale qui n’est pas toujours effective. Ce, malgré la signature du décret d’application par le président Macky Sall et la mise en place du Comité de don d’organe et de transplantation. Le directeur de la Lutte contre la Maladie, Docteur Amadou Doucouré, rassure par rapport au démarrage de cette greffe.

Venu présider hier la conférence de presse en prélude à la Journée mondiale du rein prévue le 14 mars, il a souligné qu’au courant de l’année, le décret portant nomination des membres du Comité national de don d’organe va être signé par le président de la République. Celui-ci, dit-il, va permettre de faire le travail dans les règles, mais également de certifier l’hôpital qui va s’en charger.

En plus du retard de la greffe rénale, les malades continuent de souffrir d’une non prise en charge adéquate. Alors que des centres de dialyse sont installés dans pratiquement toutes les régions.

“800 à 900 patients sur les listes d’attente”

Aujourd’hui, il y a 753 malades dans le public et plus de 200 dans le privé dont la dialyse est payée par l’État. Selon Dr Doucouré, il est très difficile de donner le nombre de personnes sur la liste d’attente. Parce que des patients peuvent s’inscrire dans trois centres différents. Ce qui complique le décompte. Mais, dit-il, quand ils ont fait l’évaluation au mois d’avril 2018, ils se sont retrouvés avec 800 à 900 patients sur la liste d’attente. “Nous sommes en train de faire le toilettage. Nous allons faire une évaluation plus correcte pour voir le nombre exact de personnes en attente”, a-t-il dit. Cette situation est causée par une insuffisance de places dans les structures de santé publique.

Toutefois, a soutenu le médecin, il est prévu, pour l’année courante, une prise en charge de la pathologie rénale dans les soins de santé primaire. “Nous allons augmenter la carte sanitaire pour la prise en charge de la pathologie. Il est également prévu une augmentation du nombre de branchements pour les centres de dialyse. Nous allons faire une enquête de prévalence de l’insuffisance rénale afin de connaitre le nombre de personnes souffrant de la maladie au Sénégal”, a promis Dr Doucouré.

Ensuite, le directeur de la Lutte contre la Maladie a énuméré les défis auxquels ils font face dans la prise en charge de la pathologie. Il s’agit, entre autres, de la disponibilité de ressources humaines qualifiées. Pour faire face à cette contrainte, le ministère compte organiser un concours spécial pour le recrutement de techniciens en néphrologie.

Mais pour le néphrologue à l’hôpital Aristide Le Dantec, Professeur El Hadj Fary Kâ, il faut d’abord  une bonne  prévention. “L’insuffisance rénale est évitable, si on respecte la prévention. Ce, en passant par le dépistage”, renseigne le docteur qui conseille de pratiquer au moins 30 minutes d’exercices physiques par jour, de contrôler régulièrement la glycémie, d’éviter l’automédication, de manger sainement et de réduire la consommation de sel.

 

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